Les Potiers de LYON

Les Terres s'emmêlent


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Les Potiers de LYON

Historique

Intéressons-nous à ces potiers qui étaient appelés Tupiniers. Ils ont fait tant de tupins, ils ont marquer de leur empreinte des paysages (plusieurs lieux portent ce nom). Les sources d'information pour élaborer un portrait précis de ces artisans sont très difficiles à trouver car le style de la poterie qui a donné le nom de tupin, potz et oulle n'a, pendant longtemps, pas intéressé les archéologues, et encore moins les historiens qui se sont plus penchés sur les faïences du XVIe siècle que sur la production d'une poterie courante souvent fort belle dans sa simplicité.
Une vie de
tupinier, c'était l'assurance de commercialiser ses produits, fabriqués dans un milieu privilégié et vendus sur les foires et marchés. Les artisans étaient organisés selon les usages de leur métier.
Le "tupinier" était aussi appelé
tupynier, potier de terre, poctulier, argilletier ou encore crussier. D'ailleurs, à Lyon et à Oullins, il existe une rue appelée la rue Tupin et un hameau de Grézieu la Varenne (Ouest lyonnais) porte le nom de Tupinier.
.

Au XVIe siècle, François 1er avait installé des artisans Italiens à Lyon. La renaissance apporta une très grande prospérité aux faïenciers Italiens. Les tupiniers continuaient leur propre production. Une manufacture de faïence fut crée à Lyon à cette époque.
Au XVIIe siècle, Lyon, avec plus de 70 ateliers de potiers, était le centre le plus important de France.
Au XVIIIe siècle, on comptait environ une trentaine de potiers. La production était surtout constituée de faïence de terre blanche décorée au grand feu. Il y avait 45 faïenciers. L'argile utilisée était d'origine locale mais elle ne permettait pas de fabriquer des pièces fines et légères.

La fabrique la plus importante était la Manufacture Royale de faïence ouverte de 1733 à 1738 par Joseph COMBE et Jacques-Marie RAVIER, qui fut construite dans le quartier de la Guillotière, puis transférée sur la rive gauche de la Saône au niveau de l'entrée de l’actuel tunnel, sous la colline de la Croix-Rousse. La dernière poterie lyonnaise d'importance ferma ses portes vers 1945.
Plusieurs potiers s'installent à Lyon à la fin du XXème siècle.
En ce début de XXIème siècle, une petite dizaine d'ateliers subsistent. De jeunes potiers continuent à s'installer sur la colline de la Croix-Rousse.
La commune de
Villeurbanne compte 2 ateliers de poterie.

Enfin, ne quittons pas cette page sans rendre hommage à Jean-Joseph Carriès né à Lyon en 1855 et mort en 1894 à Paris.
Il fut sculpteur, potier et miniaturiste et connut une grande notoriété à la fin du XIXe siècle.
La ville de Lyon lui a rendu hommage en donnant son nom à une rue du quartier St Jean.


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