Les Terres s'emmêlent


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A la découverte du nériage

L'atelier

Le Nériage
La technique du nériage (en japonais "nériagué" signifie mélange) a été mise au point par les potiers Chinois entre le VIe et le VIIIe siècle : elle consiste à mélanger des terres de couleurs différentes.
Ils créent des terres cuites marbrées en mélangeant des terres naturelles de couleurs différentes pour créer le décor. Ils se procuraient ces terres de couleurs différentes le long du fleuve Jaune pour fabriquer des objets précieux pour les femmes de la haute société chinoise.

Jusqu'à l'époque Song (Xe-XIIIe siècles) les potiers travaillent ainsi. Ils fabriquent de petits objets utilitaires : brûle-parfums, presse-papiers, petits vases…
Après le XIIIe siècle, ils préfèrent travailler la porcelaine et abandonnent les terres marbrées.

En France, en 1728,
César MOULIN, fils d'un potier aptésien apprend cette technique en Angleterre. Quand il revient dans l'atelier famillial à Apt il crée en 1760 ses premières pièces en terre marbrée en juxtaposant des terres rouges, brunes, vertes et blanches de la région du Ventoux.

En 1925,
Léon SAGY, à Apt également, invente la technique des terres mêlées flammées et leur donne leurs lettres de noblesse, grâce à la faïence fine qu'il utilise.
Les terres marbrées sont aussi appelées
terres mêlées ou nériage. Selon les fabriques elle est aussi baptisée "Porphyre", "Terre d'Agate"…

Plusieurs faïenceries reprennent cette technique au XIXe et au début du XXe siècle : Douai, Orléans, Sarreguemines, Thuin (près de Perpignan), Uzès, Vallauris …

A Uzès, c'est la famille Pichon qui s'est ditinguée avec ses terres mêlées.
A Vallauris, c'est le céramiste Jean Gerbino (1876-1966) qui inventa la "mosaïque" de terres mêlées.

Actuellement, en Europe, moins de trente faïenciers pratiquent cette technique.




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